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MISE A JOUR Gambie : Journaliste condamné appellera du verdict |
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19 août 2008
Les avocats de Fatou Jaw Manneh, la journaliste gambienne basée aux Etats-Unis condamnée de « publication avec intention séditieuse » appellera de la sentence scandaleuse du tribunal de Banjul présidé par Buba Jawo.
Le 18 août 2008, le Tribunal de Première Instance de Kanifing a reconnu Manneh, ancienne journaliste du Daily Observer, une publication qui est actuellement proche du gouvernement, coupable de toutes les quatre inculpations « d’actes dans un but séditieux », de « publication de propos séditieux » et de « publication de fausses informations dans un but de semer la peur et de mettre le public gambien dans l’inquiétude ». Elle a été condamnée à une amende de 250.000 dalasis gambiens (environ $EU 11.905) ou, à défaut de s’acquitter de cette obligation, à une peine de prison de quatre ans.
Les sources de la Fondation pour les Médias en Afrique de l’Ouest (MFWA) ont rapporté que l’Union Gambienne de Presse (GPU) et d’autres citoyens gambiens ont immédiatement payé l’amende pour que Manneh ne soit pas envoyée à prison encore une fois.
Fatou a été arrêtée et détenue arbitrairement pour une semaine dès son arrivée en Gambie en 2007, suite à une interview qu’elle a accordée en juin 2004 au journal The Independent, une publication interdite basée à Banjul. L’interview qui a lancé des critiques sévères à l’endroit du Président Jammeh a été reprise par plusieurs journaux gambiens en ligne, y compris http://www.all-gambian.net.
L’affaire a pris plusieurs mois et connu beaucoup d’ajournements. Tout au cours du procès, Manneh s’est retrouvée en rade dans le pays et ne pouvait pas regagner son lieu de travail aux USA puisque ses documents de voyage avaient été confisqués par l’Agence des Renseignements Nationale (NIA).
La MFWA est inquiète de l’utilisation croissante des lois autoritaires pour criminaliser la parole et l’expression en Gambie. Il y a plus d’un an, Lamin Fatty, un reporter du journal The Independent, a été condamné par le même tribunal pour « publication de fausses informations ».
Nous faisons appel au gouvernement de Yahya Jammeh pour qu’il respecte les droits universellement reconnus de toutes les personnes à la liberté d’expression et de la parole, et qu’il abroge toutes les lois qui répriment la liberté de la parole dans le pays.
La MFWA vous demande d’améliorer l’état de la liberté des médias en Gambie.
Pr. Kwame Karikari
Directeur Exécutif
MFWA
Tel : 233- 21-242470
Fax: 233-21-221084
Siteweb: www.mediafound.org
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