7 juillet 2009
Aujourd’hui, 7 juillet 2009, marque exactement
trois ans depuis l’arrestation du journaliste Chief Ebrima Manneh par les
autorités gambiennes. Depuis lors il n y a eu aucune nouvelle concernant où il est.
Et toujours le gouvernement gambien insiste qu’il n’ait rien à voir avec sa
‘disparition’. Ainsi le gouvernement gambien n’a fait aucun effort pour le
libérer malgré le fait que le tribunal de la CEDEAO ait ordonné au gouvernement
de produire le journaliste.
Une fois de plus, La fondation pour les Media en
Afrique de l’Ouest (MFWA) enregistre son souci à l’égard de cette inaction par
rapport à la situation lamentable du journaliste et exhorte aux Chefs d’Etats
des pays membres de la CEDEAO, plus particulièrement au président actuel de la
CEDEAO, le Président Yar’ Adua du Nigeria de veiller à ce que les autorités
gambiennes défèrent aux directives du tribunal de la CEDEAO.
Le Tribunal communautaire, après être saisi le 5 Juin
2008 par la MFWA, a décrété que la détention de Manneh était illégal et a
ordonné le gouvernement de la Gambie de le libérer sans conditions préalables
et de lui payer la somme de $100 000 en guise d’indemnité.
Manneh, un reporter du journal pro gouvernement basé a Banjul,
le Daily Observer fut enlevé dans les locaux du journal par les agents du
redoutable National Intelligence Agency (NIA) et détenu depuis lors dans un
lieu non divulgué en Gambie et présumé assassiné.
Au cours du procès qui a duré une année, le gouvernement
gambien avait obstinément refusé de faire acte de présence, en dépit du fait qu
le tribunal communautaire l’ait convoqué plusieurs fois. Incroyablement, le 6
avril 2009, le procureur de la Gambie a déclaré au public lors d’un briefing
parlementaire que le tribunal communautaire ne disposait pas de la compétence
d’entendre l’affaire.
Cependant, le 30 juin, le tribunal de la CEDEAO avait
rejeté la position mal avisée du gouvernement de la Gambie dans une autre
affaire qui faisait aussi sujet d’un procès intenté par la MFWA concernant Musa
Saidykhan, rédacteur en chef d’un journal gambien censément torturé par
la NIA.
Lors de ce briefing, le Procureur de la république avait
rompu le silence du gouvernement gambien a l’égard de Manneh en niant que
celui-ci ait été arrête par les agents de la sûreté nationale. Il avait tout
simplement « disparu ».
La MFWA veut
répéter son appel aux leaders africains, aux organisations de société civile et
aux parties politiques d’exercer de la pression sur les autorités gambiennes
afin de mettre au terme les abus délibérés des droits humains perpétrés en
Gambie. A l’heure actuelle sept journalistes passent en jugement pour,
croit-on, pour la diffamation du Président. Six d’entre eux sont en
détention préventive par ordre de la justice.
Publié
par la MFWA à Accra, le 6 juillet 2009.
La MFWA est une organisation régionale, indépendante, non-gouvernementale à but
non lucratif basée à Accra. Elle a été fondée en 1997 pour défendre et
promouvoir les droits et libertés des médias ainsi que toutes formes
d’expression.
Pr Kwame Karikari
Directeur Exécutif
MFWA P.O. Box LG 730,
Legon
Accra, Ghana
Tel 233-21 242470
Fax 233 -21 221084
Email:
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre
navigateur doit accepter le Javascript pour le voir This e-mail
address is being protected from spam bots, you need JavaScript enabled to view
it
Website: www.mediafound.org
|